Ni buts ni soumises » Les favorites au rendez-vous

« Une bonne chose de faite

Presque sans surprise »

Les favorites au rendez-vous

Le bilan général du premier tour est sans surprise pour les têtes de séries qui seront toutes au rendez-vous des huitièmes de finales avec plus ou moins de facilité. Le reste du plateau a été plus mélangé mais il n’y a finalement que peu de surprises : les qualifications du Cameroun et de la Colombie, l’élimination de l’Espagne.

L’Allemagne, meilleure équipe du monde et qui avait un groupe assez facile présente logiquement le meilleur bilan du premier tour même si seuls le Brésil et le Japon ont remporté leurs trois matchs.

Anja Mittag est meilleure buteuse en cours et Aya Miyama a remporté trois titres de joueuse du match mais la joueuse du premier tour est sans conteste Gaëlle Enganamouit.

Il y aura au deuxième tour trois équipes qui participent à leur première Coupe du monde (Cameroun, Suisse, Pays-Bas). C’est la première fois depuis 1999 (en 2007 il n’y avait même aucune équipe débutante) où la Russie avait atteint les quarts. En 1995, l’Angleterre avait fait de même.

Toutefois, cette vague de nouveauté ne signifie pas que les hiérarchies sont moins établies qu’avant. Simplement qu’avec 16 qualifiés pour le deuxième tour, on a autant d’équipe que l’ensemble du plateau des éditions précédentes. D’ailleurs avec 8 novices réparties en 4 groupes (il n’y en avait ni dans le groupe de la France ni dans celui des États-Unis), il était prévisible que de nouvelles têtes allaient s’inviter au programme des huitièmes de finales.

Pour autant l’ensemble du plateau ne réserve que peu de surprises. Même si le Japon et le Brésil sont les seules équipes à avoir remporté leurs trois matchs, toutes les têtes de série ont fini en tête de leur groupe avec au total une seule défaite, celle de la France contre la Colombie.

Il n’y a pas eu non plus de trop grosse surprise concernant les équipes éliminées, même si la Suède n’a pas été loin de rentrer plus tôt que prévu. Dans quatre groupes sur six, l’équipe la plus faible sur le papier a été éliminée et seul des quatre le Costa Rica n’a pas fini dernier. Il ne reste donc que trois surprises, deux bonnes et une mauvaise.

Cameroun et Colombie, les bonnes surprises

Le Cameroun a été l’équipe du premier tour avec une victoire emballante contre l’Équateur, une belle résistance contre le Japon et la confirmation contre la Suisse. Deuxième équipe africaine à sortir de poule après le Nigeria en 1999, elle ne le doit pas à l’élargissement en ayant su prendre la deuxième place à la Suisse. Elle ne sera pas favorite contre la Chine mais pourra prétendre à la victoire.

On n’en dira pas autant de la Colombie dont le jeu a été nettement moins emballant même si redoutablement efficace. Après une solide partie de manivelle contre le Mexique, les coéquipières de Yoreli Rincon ont cueilli à froid des Françaises trop sûres d’elles. Cela a été plus difficile ensuite contre l’Angleterre même si elles ont failli revenir en fin de match. Mais bien sûr, au delà du jeu, c’est le fait d’affronter les États-Unis qui diminue leur chance de voir les quarts de finale.

La mauvaise surprise a été l’Espagne. On aurait cru l’équipe masculine des années 90, favorite (quelquefois même annoncée comme outsider de la compétition), capable de faire le jeu et de dominer mais immanquablement sortie trop tôt. Incapable de gagner contre le Costa Rica ou même de conserver le nul contre la Corée du Sud malgré l’ouverture du score lors de ces deux matchs, l’Espagne est éliminée dès le premier tour malgré un groupe finalement assez facile en dehors du Brésil.

En dehors de ces trois cas, la hiérarchie supposée a été respectée. La Chine a bien devancée les Pays-Bas dans le groupe A mais l’écart entre les deux équipes est tellement faible que ce n’est pas un surprise. D’ailleurs ce groupe était annoncé comme le plus serré et il a fini avec trois matchs nul et trois victoires d’un but d’écart, dont deux marqué dans les arrêts de jeu.

La Suède de justesse

La place de troisième de la Suède est en revanche une vraie surprise, même si l’Australie est désormais une puissance installée. Mais les coéquipières de Lotta Schelin n’ont pas remporté un seul match et ne doivent leur qualification qu’au fait d’avoir réussi à pousser les États-Unis au match nul. Elles peuvent maudire la Fifa qui a placé le Brésil parmi les têtes de série à leur place en voyant la facilité avec laquelle les sud-américaines ont pu rejoindre le tour suivant1. Car cette difficulté du premier tour n’est pas sans conséquence puisqu’elle envoie la Suède affronter l’Allemagne dès les huitièmes de finale. Vu de Suède, la route vers le titre s’apparente à une vraie course d’obstacle avec la perspective d’affronter successivement les quatre premiers au classement Fifa.

Onze des 12 premiers de ce classement seront présents en huitièmes de finale (et comme la Corée du Nord était exclue de la compétition, il s’agit des 11 meilleures équipes disponibles). La Chine, la Corée du Sud et la Suisse étant dans le top 20, il ne manque que l’Espagne et la Nouvelle-Zélande2, cette dernière étant de toute façon dans un groupe où tout le monde faisait partie de ces 20 premiers. La Colombie et le Cameroun sont vraiment les invités surprises.

Le premier tour en chiffres3

L’Allemagne et la Suisse sont les meilleures attaques avec respectivement 15 et 11 buts. Le fait de marquer 10 buts en un match aide bien. Suivent le Cameroun (9) et la Norvège (8) qui ont eu les mêmes adversaires mécènes, puis la France (6). Aucune des 19 autres équipes n’a marqué plus de 4 buts. M ais toutes les équipes ont marqué, y compris l’Équateur, certes au cours d’une défaite 10-1.

Le Brésil est la seule équipe qui n’a pas encaissé de buts, mais l’Allemagne, les États-Unis, le Japon et le Canada n’en ont encaissé qu’un seul. Les favoris comptent sur leur défense. De l’autre côté du classement, on retrouve l’Équateur (17 buts encaissés) et la Côte d’Ivoire (16), les deux équipes qui ont encaissé 10 buts en un match.

Tirs

L’Allemagne est l’équipe qui les plus tiré et de loin : avec 92 tirs dont 41 cadrés, elle devance le Cameroun qui a tiré 61 fois pour ne trouver que 21 fois le cadre. La France a tenté 56 fois sa chance mais n’a cadré que 15 fois comme on a pu le constater face à la Colombie. Seule l’Espagne cadre encore moins bien.

De manière anecdotique, c’est la Thaïlande qui cadre le mieux (47%) mais c’est aussi l’une des équipes qui tire le moins (17 tirs, seul l’Équateur a fait moins). La Norvège et l’Allemagne ne sont pas beaucoup moins précises mais en tirant beaucoup plus.

La Colombie ne cadre pas beaucoup mieux que la France (6 sur 21) mais quand elle cadre, cela fait souvent buts, quatre fois sur six. Cela confirme l’impression d’équipe très réaliste vue contre la France.

Plus surprenant, la Suède est une équipe qui a le moins tenté sa chance avec seulement 27 tirs tentés et 8 cadrés. Mais les adversaires se prêtaient sans doute moins à une orgie offensive et les États-Unis, l’Australie et le Nigeria ne sont pas non plus parmi les équipes qui ont le plus tenté leur chance.

Discipline

La Côte d’Ivoire est l’équipe qui a fait le plus de fautes (52) et qui a aussi eu le plus de cartons jaunes (8). La contribution du match contre l’Allemagne y est sans doute pour beaucoup : les Ivoiriennes avaient fait 29 fautes et avaient reçu 6 cartons. Placée dans le même groupe, la Thaïlande est l’équipe qui a fait le moins de fautes, 17 seulement en trois matchs, ce qui est vraiment très peu, la norme est autour d’une dizaine de fautes par match.

Difficile d’établir une corrélation entre le nombre de fautes et les résultats. La Colombie (48) et le Cameroun (47) suivent la Côte d’Ivoire à ce classement et cela semble leur avoir réussi, mais pas à la Nouvelle-Zélande (42) et à l’Espagne (38) qui arrivent ensuite.

À l’autre bout, si la Thaïlande a été éliminée, la Corée du Sud (22) et la France (26) ont su profiter du fait de ne pas faire beaucoup de fautes.

Possession

Le Brésil est l’équipe qui a eu le plus la possession du ballon, pendant 61% de ses matchs, soit 101 minutes de temps de jeu effectif. Il devance la France qui a eu le ballon 97 minutes (60% du temps). Les matchs qui ont eu le moins d’interruptions sont Brésil-Corée du Sud (59 minutes de temps de jeu effectif, devant Espagne-Corée du Sud (58 minutes) et Australie-Suède (57 minutes). Les plus hachés ont été Canada-Nouvelle-Zélande (41 minutes) et Colombie-Mexique (42 minutes). Le temps de jeu moyen est de presque 51 minutes.

Pour la France, il s’établit à 55 minutes contre le Mexique et 53 contre l’Angleterre et la Colombie.

La possession du ballon n’est sans doute pas la seule manière de procéder mais 6 des 7 équipes qui ont eu le moins longtemps le ballon sont éliminées (seule la Colombie se qualifie sans avoir le ballon). Et à l’inverse, l’Espagne est la seule équipe qui a eu majoritairement la possession du ballon et qui est éliminée.

Taille et âge

La Suède a présenté l’équipe la plus grande en moyenne (pondérée par le temps de jeu) avec 1m73, devant l’Allemagne (1m71), les États-Unis et les Pays-Bas (1m70).

Cinq des 7 plus petites équipes, du Mexique (1m65) à la Thaïlande (1m60) sont éliminées. Seuls le Japon (1m65) et le Cameroun (1m63) ont réussi à s’en tirer. Toutefois, l’Espagne (1m69), le Nigeria (1m68) et la Nouvelle-Zélande (1m67) qui sont dans la norme sont aussi éliminées.

Comme prévu, les Américaines sont les plus vieilles avec 28 ans et demi de moyenne d’âge, devant les Suédoises (un peu plus de 28) les Japonaises (un peu moins de 28).

De l’autre côté, si la Colombie et le Mexique avaient les effectifs les plus jeunes, elles en ont fait jouer la partie la plus expérimentée, laissant l’Équateur la palme de l’équipe la plus jeune (un peu plus de 23 ans), devant l’Australie et la Chine avec 23 ans et demi.

Affluences

Enfin, comme de juste, le Canada et les États-Unis sont les équipes qui ont le plus rempli les stades avec respectivement près de 45 000 et de 39 000 spectateurs de moyenne. Cela à égalité avec Pays-Bas et Nigeria.

Il faut dire que les deux premiers matchs des groupes étaient groupés, donc avaient même affluence, ce qui fait que les deux équipes qui s’affrontaient lors du troisième matchs ont systématiquement la même affluence moyenne.

Le groupe de Moncton est celui qui a attiré le moins de monde comme prévu (15 000 pour la France, 13000 pour l’Angleterre). La moyenne de la compétition est pour l’instant de 24 600 soit à peine moins que celle de la précédente édition (26 500) et dans la lignée de celle de 2003 aux États-Unis (21 200) dans un environnement similaire.

Gaëlle Enganamouit, joueuse du premier tour

Du côté individuel, la sensation du premier tour a sans conteste été la Camerounaise Gaëlle Enganamouit qui talonne Anja Mittag au classement des buteuses avec 3 buts, à égalité avec Eugénie Le Sommer, Ada Hegerberg, Ramona Bachmann, Fabienne Humm et Celia Sasic. La Camerounaise et les Suissesses ont pour cela profité des largesses de la défense équatorienne contre qui elles ont toutes marqué un triplé, tout comme Celia Sasic et Anja Mittag contre la Côte d’Ivoire.

Mais le rayonnement de la n°17 du Cameroun ne se limite pas à ces chiffres. Elle a pesé sur toute les défenses, faisant céder largement celle – friable – de l’Équateur et mettant à la peine la défense japonaise jusqu’à offrir la réduction du score à Ajara Nchout d’une passe merveilleuse avant de frôler l’égalisation de la tête dans les dernières secondes. Contre la Suisse, elle a aussi été très active même si c’était le match de sa coéquipière Gabrielle Onguene Aboudi, justement nommée joueuse du match par la Fifa.

Une joueuse a obtenu ce titre pour les trois matchs du premier tour : la capitaine japonaise Aya Miyama. Même si ses prestations ont été tout à fait convaincantes, on expliquera plutôt cela par le fait que le Japon n’a pas vraiment été flamboyant et qu’aucune joueuse n’est vraiment sortie du lot. Mais comme on sacre en général une joueuse de l’équipe victorieuse, autant prendre la meilleure sur le papier et capitaine.

Gaëlle Enganamouit est aussi l’attaquante qui a plus tiré (20) et le plus cadré (9). Elle est également la joueuse qui a commis le plus de faute (9) à égalité avec l’Ivoirienne Rebecca Elloh, la Colombienne Diana Ospina et l’Espagnole Vicky Losada. Au contraire, celles qui ont subi le plus de fautes (9 également) sont Samantha Kerr, Megan Rapinoe et Raquel Rodriguez.

Sandra Sepulveda, la gardienne colombienne a pris deux jaunes lors des deux matchs qu’elle a disputé et sera suspendue contre les États-Unis, tout comme Hwang Boram la défenseuse Coréenne pour le même motif. L’Ivoirienne Fatou Coulibaly et les Nigérianes Josephine Chukwunonye et Sarah Nnodim ont elles aussi reçu deux avertissements (cette dernière dans le même match ce qui lui a valu d’être exclue) mais comme leur équipe n’est pas qualifiée pour les 8e, ça n’est pas grave. La capitaine équatorienne Ligia Moreira est la seule autre joueuse à avoir pris un carton rouge, lors du premier match contre le Cameroun.

Les choses sérieuses

Pour les deux tiers du plateau, la compétition est déjà finie. Pour les autres, elle ne fait que commencer. Dans le cas des premières, certaines sont déjà reparties, d’autres vont jouer un huitième de finale en espérant passer et aller le plus loin possible. Mais la compétition l’impression générale sur la compétition est déjà faite.

Pour les favorites par contre, ce premier tour n’était qu’une formalité, éventuellement désagréable, qu’il fallait remplir et c’est maintenant que commence la compétition dont on pourra dire qu’elle est réussie ou non.

Chine-Cameroun, dimanche 21 à 1h30 (du matin)

ChineCameroun

Sur le papier, il s’agit du 8e le plus faible mais c’est sans doute le plus excitant pour un observateur neutre (avec Allemagne-Suède). Surtout pour le formidable Cameroun plus que pour la Chine dont la fantaisie n’est pas la qualité première. Que va donner le Cameroun contre une équipe à la fois solide et expérimentée dans le cadre d’un match à élimination directe ?

États-Unis-Colombie, mardi 23 à 2h (du matin)

États-UnisColombie

Difficile de donner une seule chance à la Colombie. Il ne s’agit pas d’un match du premier tour face à une équipe de France un peu friable et en rôdage. Il s’agit d’un match à élimination directe face à la machine américaine qui a toujours fini sur le podium et dont la quasi totalité de l’effectif est championne olympique et vice-championne du monde.

Autre difficulté pour la Colombie, il faudra jouer sans Sandra Sepulveda, suspendue.

Pronostic : 99-1

Allemagne-Suède, samedi 20 à 22h

AllemagneSuède

C’est le gros match. La finale avant la lettre (la réédition de la finale de 2003). Et il a lieu dès les huitièmes parce que la Suède n’a pas été tête de série, a tiré le groupe le plus difficile et n’a pas été capable de remporter un match. Maintenant pour remporter le titre, il faudra peut-être éliminer les quatre meilleures nations mondiales. Mais quatre nuls peuvent suffire.

Avec ce qu’on a vu du premier tour où l’Allemagne a brillé en faisant tourner et où la Suède n’a jamais semblé dans le ton, il ne devrait pas y avoir photo. Mais la Thaïlande et la Côte d’Ivoire c’est une chose, et l’Allemagne n’a pas battu la Norvège. Alors que la Suède a fait jeu égal avec les États-Unis.

Pronostic : 70-30

France-Corée du Sud, dimanche 21 à 22h

FranceCorée du Sud

Après quelques péripéties, la France est au rendez-vous. Elle retrouve la Corée du Sud qui a devancé l’Espagne sans que ce soit une grosse surprise. En théorie, la Corée n’a pas grand chose pour gêner les Bleues, et en particulier pas l’impact physique qu’a pu mettre la Colombie. Mais bon.

Pronostic : 70-30

Brésil-Australie, dimanche 21 à 19h

BrésilAustralie

Il s’agit du match le plus serré sur le papier : trois places seulement séparent les deux équipes, et 16 points (sur près de 2000, c’est dix fois moins que l’écart entre Allemagne et Suède). Pourtant on a le sentiment que ce classement en reflète pas les deux ou trois classes d’avance dont dispose le Brésil sur l’Australie.

Pronostic : 80-20

Japon-Pays-Bas, mercredi 24 à 4h (du matin)

JaponPays-Bas

Le champion du monde en titre a pour l’instant fait le travail sans se fatiguer avec une rotation maximale de l’effectif où tout le monde a joué. Tout le monde, y compris les gardiennes qui ont chacune joué un match. Seules Aya Miyama et Yuki Ogimi ont disputé l’intégralité des trois rencontres. Yuika Sugasawa et Shinobu Ohno ont également joué plus de 180 minutes (respectivement 223 et 199) et elles sont les seules dans ce cas. Inversement, Mana Iwabuchi, Asano Nagasato et Megumi Kamionobe sont les seules joueuses qui n’ont pas été titulaire au premier tour.

À l’opposé, les Pays-Bas ont onze titulaires numérotées de 1 à 11 qui ont joué tous les matchs à de rares exceptions : Loes Geurts a manqué sur blessure le match contre la Chine et Petra Hogewoning celui contre le Canada. Enfin Tessel Middag a pris la place d’Anouk Dekker contre la Chine.

Les expérimentées Dyanne Bito, Anouk Hoogendjik et Kirsten Van De Ven ne font pas partie de l’équipe type et seule la dernière est entrée en jeu pour 19 petites minutes seulement en deux matchs, le temps d’égaliser contre le Canada (ce qui n’aura finalement servi à rien, la courte défaite qualifiait les Pays-Bas exactement de la même manière).

Pronostic : 90-10

Norvège-Angleterre, lundi 22 à 23h

NorvègeAngleterre

Bien que l’Angleterre soit la mieux classée des deux, la Norvège est généralement donnée favorite. Sans doute est-ce en raison de son passé, parce qu’elle a été finaliste du dernier Euro et qu’elle a fait un nul contre l’Allemagne au premier tour.

Mais on ne jurerait pas que ce que l’Angleterre a montré contre la France n’était pas une stratégie pour éviter la partie haute du tableau (qui a failli faillir à cause de la Colombie). Mais en fait le classement de l’équipe d’Angleterre est une source perpétuelle d’étonnement entre le peu de talent qu’elle montre et les résultats qu’elle obtient. Les Britanniques les plus talentueuses sont Kim Little et Jess Fishlock mais la première est écossaise, la seconde galloise.

Pronostic : 55-45

Canada-Suisse, lundi 22 à 1h30 (du matin)

CanadaSuisse

Comme souvent (on l’espère pour 2019), le pays organisateur s’est construit une autoroute vers les demi-finales avec la perspective de ne rencontrer aucune équipe plus forte qu’elle entre temps : un troisième de groupe en 8e et le vainqueur d’un duel de deuxièmes en quart.

Le tirage a plutôt bien fait les choses en envoyant les trois têtes de séries les mieux classées aux trois places disponibles de l’autre côté du tableau. Mais il les a moins bien faites en plaçant les deux meilleures non têtes de séries du côté du Canada. Heureusement, la Suède ne sera pas au rendez-vous.

Le Canada attendait le Cameroun, l’Équateur ou la Corée du Sud, en craignant l’Australie ou le Nigeria. Ce sera donc la Suisse.

Difficile de juger cette équipe qui a tenu le Japon sous pression mais a perdu (ce que tout le monde a fait, même l’Équateur), qui a explosé l’Équateur (ce que tout le monde a fait, sauf le Japon que cela n’intéressait pas) et qui a perdu pied contre le Cameroun dans un match décisif où elle menait pourtant au score.

Lara Dickenmann est en train de passer à côté de sa Coupe du monde (il faut dire qu’elle ne joue pas à son poste d’arrière gauche) mais si elle se remet en selle, avec Ramona Bachmann et Ana-Maria Crnogorcevic4, et son allure d’équipe d’Allemagne B, elle a certainement plus de talent que le Canada qui en dehors d’une Christine Sinclair sur la fin et de Kadeisha Buchanan en manque un peu. Mais l’expérience et l’organisation sont du côté canadien.

Pronostic : 60-40



3 commentaires pour “Les favorites au rendez-vous”

  1. Merci beaucoup.

    [minusculerie : l’Allemagne a briller -> a brillé]

  2. Encore une fois, merci bien de vous départir des divers médias et de leur sempiternel “les filles peuvent le faire, on y croît”. Avoir une véritable analyses des forces en présence, c’est mieux.

  3. L’Australie mes amis!!!!! Impressionnante de maitrise, sortir le Brésil comme ça….. (”on a le sentiment que ce classement en reflète pas les deux ou trois classes d’avance dont dispose le Brésil sur l’Australie”… je te l’accorde personnes ne s’y attendais).
    Les francaises vont devoir sortir leur meilleure match vendredi…

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