Ni buts ni soumises » PSG-Lyon : le plat sommet

« Galles-France : une troisième levée tranquille

8e journée de D1 : Réveil et fatigue »

PSG-Lyon : le plat sommet

7e journée du championnat ce week-end, et première véritable affiche diffusée en direct sur France 4. Pas vraiment une bonne publicité pour la D1 au passage.

Après Lyon-Saint-Etienne sur France 4 et Guingamp-Lyon sur Eurosport, deux matchs largement remportés par les Lyonnaises, l’affiche du jour opposait donc le PSG à l’OL. Longtemps annoncé au Parc des Princes, le match se tenait finalement au Stade Dominique Duvauchelle de Créteil1, suite à la décision de Leonardo de réserver le Parc à la seule équipe première masculine.

Pour les deux équipes, ce match était le prélude à un huitième de finale européen. Mais si c’est une habitude pour les joueuses de l’OL, c’est le début d’une quinzaine décisive pour le PSG qui affrontera ensuite deux fois Francfort, grandissime favorite pour la victoire en C1 et Juvisy, postulante au titre.

Retours de sélection

Le PSG enregistrait le retour d’Élise Bussaglia, blessée depuis mi-septembre et surtout l’arrivée de deux joueuses américaines : Allie Long, ancienne partenaire de Sonia Bompastor à Washington et Ella Masar. La première était même titulaire. L’équipe parisienne avait ainsi à disposition la quasi totalité de ses internationales (Laure Boulleau, Laure Lepailleur, Élise Bussaglia, Léa Rubio et Caroline Pizzala), seule Bérangère Sapowicz manquait à l’appel. Toutefois, aucune n’avait eu un temps de jeu conséquent dans la semaine internationale.

Dans le camp d’en face par contre, six joueuses étaient titulaires lors des deux matchs des Bleues. Mais les choix de Patrice Lair ne sont pas ceux de Bruno Bini, Et si Camille Abily, Sonia Bompastor et Louisa Necib étaient titulaire ce dimanche, Corine Franco, Eugénie Le Sommer et Laura Georges débutaient sur le banc, remplacées par Sabrina Viguier, Élodie Thomis et Wendie Renard.

L’importance de l’effectif Lyonnais fera sans doute la différence sur la saison, mais en ce dimanche cristolien, les joueuses de l’OL on semblé bien empruntées. Elles ont dominé nettement la première mi-temps, mais ont buté sur leur ancienne coéquipière Véronique Pons qui fait mieux que l’intérim dans la cage parisienne. En deuxième mi-temps, le PSG a tenu le ballon beaucoup plus haut, sans se procurer beaucoup d’occasions en dehors de quelques contres d’Ella Masar, mais l’OL n’a jamais vraiment semblé en mesure de faire la différence malgré les entrées d’Eugénie Le Sommer et de Lara Dickenmann.

Au final, on a le sentiment que les joueuses Lyonnaises payent un peu le prix de leur précédente longue saison et de la présence de nombreuses joueuses à la Coupe du Monde qui ne leur a pas permis de souffler. L’OL risque donc de finir l’année en tirant la langue, mais a sans doute assez de marge pour ne pas trop en souffrir.

Vu sous un angle plus positif, on peut aussi penser que ce match montre la capacité du PSG à résister à une des meilleures équipes européenne, ce qui offre des perspectives intéressantes avant la double confrontation face à Francfort. Plus encore que celui de Lyon, c’est l’exemple de Montpellier qu’il faudra suivre : les joueuses de l’Hérault ont par deux fois fait jeu égal avec une équipe allemande : contre Francfort en 2006 (victoire 1-0 Francfort et défaite 3-2 au retour à Montpellier) et contre le Bayern en 2009 (nuls 0-0 à Montpellier et 1-1 à Munich).

Juvisy en tête

Ce nul fait le bonheur des concurrentes pour le titre : en premier lieu de Juvisy, vainqueur 3-0 à Muret et qui reprend la tête en attendant le match contre le PSG dimanche prochain. Mais aussi de Montpellier qui a difficilement battu Soyaux 4-3.

Dans les autres matchs, Saint-Étienne a battu 3-0 Hénin-Beaumont et reste en embuscade avec un match de moins pendant que Guingamp (3-2 face à Vendenheim) et Yzeure (1-0 à Rodez) ont remporté des matchs qui leurs permettent de prendre des points d’avance sur la zone rouge où prennent place Soyaux, Muret (mais les défaites contre Montpellier et Soyaux ne sont pas infamantes) et surtout Hénin-Beaumont qui concède sa 5e défaite d’affilée, et qui n’a plus marqué depuis le but d’Aurélie Desmaretz la 52e minute de la première journée.

La semaine prochaine, le match au sommet sera Juvisy-PSG, mais il ne sera pas télévisé. La faute à la Coupe d’Europe et à la demande parisienne de jouer le match dimanche plutôt que samedi, entre le match aller à Francfort, mercredi 2 novembre et le match retour au stade Charléty, mercredi 9 novembre à 20h45.



5 commentaires pour “PSG-Lyon : le plat sommet”

  1. Je me permet de préciser les raisons du refus des dirigeants du PSG pour le Parc : le placement aléatoire était impossible à mettre en place pour un match des féminines.

  2. j’ai bien aimé le match,riches en occasions, par contre les parisiennes vont avoir du mal face à Francfort, car les coéquipières de Bajramaj domine la Frauen Bundesliga qui est nettement plus relevé que la D1.

  3. La 1e mi temps m’a fait peur quant au niveau de la D1 et aux chances du PSG en Ligue des Champions. La 2e mi temps a montré vraiment un autre Paris, capable de faire jeu égal avec Lyon. C’est un peu plus rassurant.

  4. Tatane (www.tatane.fr / http://tataneleblog.wordpress.com)
    présente…

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    Mercredi 9 Novembre
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    21h: Droit de questions: trois questions pour un débat joyeux et durable.
    22h: DJ Natasha aux platines!

  5. Je trouve que la promotion de ce blog est insuffisante. Après tout, Kevin Kohler et le “match vu du ciel” ont droit à un extrait gratuit dans chaque gazette.