C’est l’un des principes fondateurs de l’occupation d’un terrain, et pourtant l’un des plus complexes à disserter. De fait, comment traduire en termes concrets cette notion si abstraite de “vide”, autrement dit des zones de “non-jeu”, dans une discipline essentiellement focalisée sur le ballon et les quelques joueurs qui l’entourent ? La bonne compréhension du sujet tient à trois questions fondamentales, mutualisant des analyses à la fois pratiques (géographie footballistique) et théoriques (esthétiques et philosophie du jeu sans ballon)

  • qu’est-ce que le vide dans le football, et de quels facteurs dépend-il ?
  • dès lors, comment le créer, ou du moins le générer en fonction d’un plan de jeu donné ?
  • enfin, comment l’exploiter de manière optimale, dans le cadre ou non dudit plan de jeu ?

ESPÈCES D’ESPACE

On a ainsi souvent tendance à résumer la question des “vides” par une formule relativement absconse : c’est le fameux “jeu dans l’espace”. Une maxime évocatrice mais à la sémantique trompeuse, puisqu’elle limite le sujet au possesseur du ballon et à son destinataire. Or, la bonne utilisation des vides - et leur création ex-nihilo - implique l’ensemble de l’équipe, et non les seuls acteurs mobilisés par le ballon.

Concrètement, le “jeu dans l’espace” désigne la capacité d’un joueur à effectuer une passe offensive vers une zone à faible densité défensive : les “vides”. Cette zone, mal voire non-défendue, se situe la plupart du temps “entre les lignes” (souvent dans l’axe), dans le dos des défenseurs et bien évidemment dans les couloirs, généralement moins saturés que l’axe. La réception d’une passe dans ces zones interstitielles garantit ainsi à son destinataire d’avoir suffisamment d’espace disponible pour pouvoir prendre la meilleure décision quant à la continuité de l’action offensive. Inévitablement, la bonne utilisation de ces “vides” est donc au coeur de la fluidité du jeu, en termes de qualité et d’efficacité, autant que d’esthétique.

Ce concept n’est évidemment pas l’apanage du football : on le retrouve dans les autres sports collectifs comparables, en particulier en rugby. Le schéma y est d’ailleurs répété à l’envi, parfois jusqu’à la caricature : on jouera d’abord sur les gros pour créer un point de fixation chez les défenseurs adverses, avant de sortir le ballon vers le large une fois les espaces libérés - parfois d’un coup de pied vers l’avant, équivalent à une transversale footballistique. La question est moins présente en football américain, où les schémas de jeu sont préparés à l’avance, mais il est fréquent qu’un rusher joue le rôle d’appât en simulant une course balle en main, afin d’ouvrir le champ pour une passe du quarterback.

On voit se dessiner, à travers cet exemple ovalesque, les rôles-clé mobilisés par le sujet : d’un côté, ceux qui aspirent la défense, de l’autre ceux qui en profiteront… et entre les deux, celui qui servira de clé de voûte à l’ensemble : ici le demi de mêlée, dont le rôle est équivalent à celui d’un Xabi Alonso, d’un Carrick ou d’un Pirlo.

LOI DE L’ATTRACTION

A l’instar du rugby, la création de vides s’appuie essentiellement sur la capacité de certains joueurs à attirer les défenseurs vers le ballon comme des mouches vers le miel. Certains postes sont logiquement plus exposés, en particulier les attaquants de pointe qui profitent de leur carrure (Gomis lors de certains gros matchs, Llorente dans le Bilbao de Bielsa), de leur technique (Berbatov à Manchester, dans un rôle de 9½ derrière l’attaquant), ou de leur placement reculé (c’est toute la responsabilité de Totti dans le jeu de la Roma sans attaquant).

La conservation d’un ballon, ne serait-ce qu’une poignée de seconde, permet aux partenaires de se diriger vers les vides ainsi générés ; le reste ne tient qu’à une passe… L’intérêt est ici d’inscrire cette conservation dans un schéma de jeu précis, fondé sur certains automatismes et combinaisons travaillées à l’entraînement.

Prenons le cas du Real Madrid version Mourinho, qui fait figure d’excellence dans cette mise à profit des vides grâce aux appels d’air générés par ses joueurs. Le match aller contre Manchester, en particulier, reflète cette capacité que tant d’équipes utilisent, mais que si peu réussissent à masteriser. Ronaldo y jouait côté gauche, attirant à lui la jeune garde mancunienne - laquelle pressait souvent à deux, voire trois, sur le divin gominé. Au-delà de ses adversaires directs, c’est toute l’équipe adverse qui s’est ainsi vue drainée vers le côté gauche, afin de limiter les espaces entre les joueurs plus axiaux.

La suite est de l’ordre de l’évidence : si le bloc-équipe se déporte vers l’un des côtés, alors l’autre côté s’expose forcément. Occupée ce jour-là par Angel Di Maria - et même Arbeloa, qui aura profité des ouvertures pour monter -, ce côté droit aura été l’une des clés du match. En témoigne l’activité des deux précités, mais aussi l’intéressant positionnement d’Higuain lors de son entrée, exploitant le vide ainsi créé avec une qualité certaine.

S’ensuit une autre question, liée aux choix de marquage proposées par la défense. Au départ en marquage individuel sur Di Maria, Evra aura donc été contraint de laisser son couloir vacant - ce dont aura bien profité Arbeloa. Inversement, un marquage de zone permet de limiter l’impact des déplacements du joueur adverse ; en contrepartie, l’attaquant disposera de davantage de temps pour effectuer ses choix ballons au pied. Tout est question d’équilibre voire d’alternance entre les deux types de marquage, afin d’occuper au mieux le terrain en fonction des situations données. On peut ainsi imaginer que Di Maria soit marqué par Evra uniquement quand il a le ballon, mais soit marqué en zone lorsque le jeu se déroule ailleurs.

Quoiqu’il en soit, il importe de bien comprendre qu’une action située d’un côté du terrain aura inévitablement des répercussions de l’autre, en termes de vides générés et donc de possibilité d’occupation par l’équipe attaquante. Encore faut-il tomber sur une équipe prompte à saisir cette chance.

INVERSION DES FLUX

Reprenons l’exemple de Madrid - Manchester. Malgré leurs vertus, tous ces mouvements de Ronaldo et Di Maria ne seraient rien sans le joueur clé de ce Madrid mourinhesque : Xabi Alonso. Hybride ultime entre l’intelligence tactique du football espagnol et la qualité du jeu long propre au football anglais, le Basque est au coeur de la redistribution transversale du jeu, c’est-à-dire d’un plein (ici le côté gauche de Ronaldo, saturé de défenseurs mais aussi de joueurs madrilènes), vers un vide (le côté droit, à faible densité défensive grâce à déplacement du bloc-équipe et d’Evra en particulier).

Xabi Alonso, dans sa gestuelle même, joue un rôle de quarterback intouchable. Il l’a encore prouvé ce mardi contre la France, illuminant l’animation du jeu de sa balistique à moyenne-longue portée (124 passes tentées dont 89,5% réussies, record du match). Rares sont les joueurs à pouvoir égaler une telle prestation, et assurer ainsi la gestion redistributive du ballon.

Quelles sont alors les qualités requises pour assumer cette précieuse responsabilité ? La sacro-sainte “intelligence tactique” ne semble pas suffisante pour expliquer le talent de ces quelques joueurs dans l’exploitation des vides adverses. Davantage encore que les automatismes, c’est-à-dire la connaissance intuitive des courses effectuées par ses partenaires, le quarterback footballistique semble doté d’une faculté indicible : la capacité à ne pas se focaliser sur les zones où se joue le ballon. Autrement dit, à savoir ne pas regarder le jeu. Cette capacité fait directement écho à ce que la philosophe japonaise Noriko Hashimoto explique à propos du “ma”, cette conceptualisation du vide dans l’esthétique nippone que l’on retrouve notamment dans l’architecture, les arts scéniques ou la calligraphie (“Le ma est l’intervalle entre les traits qui sépare et à la fois relie les traits entre eux.”) :

“Cela renvoie au professionnalisme de l’exécutant, à la fois complètement investi dans l’action, mais conservant suffisamment de recul pour apprécier l’effet l’ensemble, le sens de l’enchaînement, le sens de la performance d’ensemble.”

Le Concept de ma et ses transformations sémantiques comme voie d’accès à l’esthétique japonaise”, 1993

Cette acceptation suppose la démocratisation d’un regard neuf sur ce qu’est le terrain, et la manière dont il fluctue en fonction des mouvements individuels et collectifs. Il s’agit d’envisager l’ensemble des éléments de manière systémique, à l’image d’un quarterback lorsqu’il décrypte les types de défense qui lui sont opposés et les compare aux schémas de courses prévus pour ses receveurs. Par analogie, l’intelligence des défenseurs se situera dans la capacité à savoir se détacher du ballon, et à prendre encore mieux conscience des vides générés par tel ou tel déplacement.

C’est l’un des défis majeurs du football contemporain, où cette compréhension tactique est encore malheureusement réservée à certaines élites. La retransmission télévisuelle des matchs en est un témoin caricatural, qui a depuis longtemps trahi cette capacité à envisager le jeu de manière holistique, en coupant la moitié du terrain pour se concentrer sur la zone de jeu. Dans ce contexte, comment les coachs peuvent-ils transmettre ce savoir si complexe, et pourtant si précieux ? Ce sera l’objet d’un prochain billet.

Philippe Gargov

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Note : ce texte s’inspire librement d’un court-métrage d’architecture intitulé : “Le plein et le vide, leçon de géographie”, ainsi que de la contribution indirecte de Charles Perin et Romain Vuillemot.

18 commentaires

  1. Lamourinho dit :

    L’avenir nous permettra de choisir notre propre caméra et ainsi les experts pourront opter pour un plan large de 90 minutes leur permettant de suivre la totalité du terrain pendant que les néos-fans choisiront la camiso sur les successeurs de Messi et Ronaldo

  2. Matthieu dit :

    C’est une notion assez facile à entrevoir lorsque nous ….jouons à un jeu de foot!

    Grâce à la vue d’ensemble que nous avons du terrain et l’intelligence collective qui découle du Gameplay du jeu (puisqu’on a 1 cerveau pour contrôler une équipe entière, en jouant nous sommes tous des quaterback footballistique en puissance. Rajouter à ça le petit radar en bas de l’écran qui permet de voir même là où l’écran n’est pas situé et la notion de vide est très vite assimilable pour un joueur à mon avis.

    Là ou Xavi, Pirlo et peut-être un jour Pogba sont forts, c’est qu’on a l’impression qu’ils ont un radar dans la tête et ont une représentation mentale de l’intégralité du terrain et des déplacements des joueurs….couplé à leur talent de passeur hors-pair

  3. Lisieux daus les bleus dit :

    En passant, même si ce n’est pas le sujet de l’article. il est encore évoqué le rôle prépondérant des meneurs de jeu en retrait (quaterback) de type xabi alonso, pirlo…
    La réponse ne serait-elle pas d’opposer dans la même zone un milieu récupérateur avancé ? finalement, le replacement d’un moussa sissoko en 10 ne permettrait-il pas justement de bloquer ces distributeurs de jeu ?
    Cela nécessiterait des 6 avancés plus techniques que les fameuses “sentinelles devant la défense”…

  4. Jerem dit :

    En lisant l’article, j’ai reconnu un style d’écriture et de dissertation; En lisant l’auteur de l’article, j’ai compris pourquoi j’étais autant en phase avec le contenu. Felicitations.

  5. Belmondo Bizarro dit :

    Excellent article en tous points. L’auteur n’a peut-être pas voulu aller trop loin dans un propos qui peut déjà paraître complexe, mais je pense qu’on pouvait encore en dire plus. J’attends impatiemment l’article sur les coachs du coup.

  6. Sedufutsal dit :

    Même si, comme vous le dites, les cadrages lors des retransmissions télévisées limitent la possibilité d’observer cet aspect tactique et stratégique, on peut tout de même en avoir un aperçu, au moins dans sa dimension tactique. Et je suis souvent le premier à remarquer que tel ou tel déplacement n’est pas adapté à la gestion de l’espace sur une action donnée.

    Le fait que vous expliquiez que c’est une notion difficile à saisir, et donc à décrire, me rassure car ça fait quelques saisons que j’essaie de transmettre cette vision à mes coéquipiers en futsal, sans grand succès malheureusement… Certes les aspects tactiques et stratégiques ne sont pas régis par les mêmes contraintes en futsal et en foot, mais malgré tout l’utilisation du vide y est aussi importante.

    Je m’en vais leur transmettre cet article donc!

  7. la menace chantôme dit :

    Il a quand même réussi à rater 10 % de ses passes alors qu’il était pas super gêné, le Xabi Alonso ^^.

    Plus sérieusement, c’est un concept qui, selon moi, est même transposable au tennis : on voit souvent un joueur se concentrer sur une partie du terrain (et pas forcément sur le côté faible de son adversaire) jusqu’à ce qu’il arrive à le mettre hors de position, c’est-à-dire soit trop décalé sur un côté pour couvrir efficacement le court, soit trop reculé ou avancé pour aller chercher la balle.

    La différence étant que la création de vide est une finalité, au tennis, et bien évidemment, pour y parvenir, d’autres facteurs (usure physique/psychologique…) entrent en jeu de façon bien plus prépondérante au tennis que dans un sport collectif, mais j’imagine qu’à partir du moment où il y a liberté de mouvement, il y a cette tendance à vouloir créer des espaces vides.

  8. la menace chantôme dit :

    L’idée étant que même si ça semble évident vu la taille d’un court, il faut savoir repérer, voire souvent anticiper l’espace qui va se créer (et être capable de l’utiliser), ce qui rapproche les tennismen de mecs qui parviennent à lâcher le ballon en zone libre quasiment les yeux fermés comme Pirlo ou, plus récemment, Verratti.

  9. Ludo dit :

    Propre, simple, efficace. Bravo

  10. Philippe Gargov dit :

    @la menace chantôme : effectivement, je m’étais focalisé sur les sports collectifs, mais il aurait fallu étendre le sujet à tous les sports de duel (qui sont collectifs, à leur manière). Il existe d’ailleurs un “ma” dans certains arts martiaux, en particulier l’aikido (baptisé “ma ai“), qui désigne la distance entre les combattants et la gestion du vide que cela implique (gestion de la distance et donc du rythme du combat).

    Avec le recul, le tennis me semble être le meilleur exemple “concret” pour illustrer et donc transmettre cette notion aux footeux les moins théoriques… Il suffit d’observer le jeu de Federer pour comprendre comment excentrer l’adversaire en insistant sur un côté, avant de le punir d’un coup à l’opposé. Clair et efficace, donc ; merci pour l’idée.

  11. Philippe Gargov dit :

    @Lisieux daus les bleus : Entièrement d’accord. C’est l’une des évolutions qu’on sera nécessairement amené à discuter dans ces colonnes. A titre personnel, je souhaite vivement l’émergence de ces “sentinelles avancées” (cf. mon plaidoyer en faveur de Busquets milieu offensif).

    Voilà pour mes fantasmes ; dans la réalité, Fellaini me semble être un premier avatar de cette évolution, à mi-chemin entre sentinelle, relayeur et animateur (cf. Zonal Marking). Toutes proportions gardées, évidemment…

    Mais ta proposition soulève une question essentielle : jusqu’à quel point doit-on s’adapter à l’adversaire ? S’il est effectivement nécessaire de répondre tactiquement à un profil émergeant, il peut être périlleux de se laisser dicter sa composition par les choix tactiques des adversaires… surtout si son équipe n’a pas les joueurs les plus performants pour tenir tel ou tel rôle.

    D’où l’idée de former les joueurs à une pluralité de postes plutôt que de les spécialiser, d’ailleurs. Les grands coachs se sont faits en tirant profit des faiblesses de l’adversaire, plutôt qu’en répondant à leurs forces…

  12. nikolbezoo dit :

    Ca fait vraiment TRES, TRES, TRES plaisir de vous lire et je tenais a vous feliciter pour la qualité de votre travail et la pertinence de vos articles.

    Je passe pas mal de temps sur des sites, ou blogs de fouteux et je suis souvent decu par la pauvreté des contenus. Finalement, je passe souvent plus de temps a chercher les articles qu a les lire…

    Y’a des fois ou je me dis que je ferais mieux d aller au bistrot, si c’est pour parler de trucs ininteressants et avoir des avis stereotypés, au moins, la bas, y’a de l’ambiance…

    Aujourd’hui, j’etais a deux doigts d y aller, au bistrot mais j ai decouvert votre site (y’a 2h et depuis 2h, j y suis) Et j ai enchainé sans jamais lever les yeux. Des sujets innedits, des analyses precises, un regard critique , des references… du bon taf donc un grand kif!!!

    Bref, je sais pas qui se cache derriere tout ca, mais merci, chapeau et surtout continuez comme ca!!!

  13. Les Dé-Managers : pour parler tactique, pas pour meubler. » Blog Archive » LOIN DU JEU, LOIN DU COEUR dit :

    [...] l’influence footballistique se révèle fondamentale dans la création de ces fameux “vides” qui pourront ensuite être exploités par des dribbleurs ou passeurs de [...]

  14. Ratenkredit ohne negativer Schufa in schweren beantragen dit :

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    Les Dé-Managers : pour parler tactique, pas pour meubler. » Blog Archive » LA TACTIQUE PAR LE VIDE : COMPRENDRE LE TERRAIN COMME ESPACE HOLISTIQUE…

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  16. L’asymétrie tactique, grand orphelin de la géométrie footballistique — Footalitaire dit :

    [...] de la formation défensive. Comme l’expliquait Philippe Gargov dans un précédent billet sur la notion de « vide » dans l’espace footballistique : “Prenons le cas du Real Madrid version Mourinho, qui fait figure d’excellence dans cette [...]

  17. Ristobop dit :

    Ha, allier le foot et la belle écriture, la noble réflexion et l’humour…
    Chapeau bas, et merci!
    Au sortir d’un St Doulchard/Berrybouy (match peu enlevé de division départementale) et encore sonné par moult commentaires de grands connaisseurs à peine avinés…
    Ça me réconcilie avec MON sport, ça fait du bien.
    Mon coach à l’époque (Georges Duville, un grand Monsieur), était obnubilé par “l’espace libre”. À juste titre d’ailleurs.
    En plein match, je l’entends me hurler “joue dans l’espace libre”..et moi, tout entier à mon jeu et encore bien jeune, de lui répondre “ben.. y’a personne”..!
    Qui n’a jamais entendu tout un stade (au moins 70 personnes hein) éclater de rire à son insu n’a jamais vraiment eu honte sur un terrain de Foot.

  18. lorengo-tt.com dit :

    C’est très interressant !!! bonne continuation

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